OISEAU NUIT REFUGE CRIER PAROLE

4 Juillet 2014, 21:53pm

Publié par laborie.fragments

 

Nous étions sur la plage.
Nous étions l’horizon

Je voulais crier

Tu voulais courir

Nous avons volé

Et l’oiseau, rappelle-toi, nous l’avons rejoint.

Il n’en revenait pas, de notre liberté.

 

 ***

 

Reste encore un peu

Joue-moi de la musique

Quand les mots ne sont plus, c’est la seule parole.

Joue-moi ces quelques notes, joue les moi je t’en prie

Fais battre encore mon cœur, que j’invente ma nuit.

 

***

 

Homme blessé, sans pays

Oiseau privé de ciel

Qui donc t’entend crier ?

Nous zappons, nous courons, nous passons bien trop vite

Où est cette parole qui nous rendrait plus digne ?

 

***

 

Mon enfant, tu t’endors et mes yeux étoilés te veillent encore un peu.

Pour goûter la parole que me porte ton souffle.

Ce sourire, pur, de l’âme qui me dit : « peu importe où mène ton errance, peu importe avec qui, dans quelle ville ou dans quel pays. Je serai ton refuge et je te trouverai ».

 

 

***

 

Petits yeux du petit matin

Sur l’accordéon de béton qui enroule la nuit

Les phares des voitures éclairent le froid.

Prisonnier de leur lumière d’acier,
je ferme les yeux et je deviens oiseau.

  

***

 

Ici, j’ai le droit de revenir vers toi.

Le droit de continuer à me tromper.

Ici c’est l’espace de tous les possibles, de tous les inventés.

Comme ce creux de la nuit où je trouve refuge à tes côtés.

Ici je refais les dialogues et tes paroles se confondent avec le parfum de ta peau.

Alors tu deviens l’air que je respire à plein poumon, à plein désir.

Ici nos regards brillent de l’impatience de nos corps et cet éclair survit à la beauté de l’étreinte.

Ici, je t’aimerai toujours.

 

 ***

 

Cette urgence qui  prend son temps

Et me laisse dans la peur de l’inexprimé,

Cette nuit qu’il faut sans cesse traverser

Pour que mon âme-oiseau puisse entamer son chant.

  

***

 

Il faut savoir crier nos silences.

Redonner la parole à ce qui est caché.

Affronter nos ténèbres, chercher une joie d’être.

Apprendre un peu de soi, pour mieux donner aux autres

Grandir sans jamais cesser de naître.

 

 

***

 

C’est une photo de toi sur un chemin de terre

Au bout, il y avait la mer.

C’est la musique de ton pas que je voulais saisir

La danse dans ta hanche qui faisait mon désir

Le vent entre nous deux empêchait la parole

Je t’ai laissé marcher.

Dans le froid de la nuit qui commençait à poindre

Lors, je n’avais qu’une envie, celle de te rejoindre.


Alexandre LABORIE

 

 

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